24/03/2026
La semaine dernière, j’animais un atelier auprès de porteurs de projets autour des relations presse et du personal branding.
Et, comme souvent dans ces moments-là, je suis repartie avec une conviction renforcée : dans nos métiers, transmettre est loin d’être accessoire. C’est même devenu stratégique.
On imagine encore parfois les relations presse comme un exercice descendant. Une marque parle, les médias relaient.
En réalité, le terrain est beaucoup plus subtil. Il est fait d’échanges, de pédagogie, de nuances… et c’est précisément ce que permettent les ateliers.
SORTIE DURÔLE D'ÉXÉCUTANT POUR DEVENIR PARTENAIRE
Quand on anime un atelier, on change de posture. On ne “fait pas à la place de”, on éclaire, on challenge, on structure la réflexion. Et ça change tout.
Parce qu’un porteur de projet qui comprend pourquoi son sujet ne passera pas en média, ou comment le rendre plus intéressant, devient immédiatement plus autonome… et plus pertinent.
C’est aussi là que le personal branding prend tout son sens. Derrière chaque projet, il y a une personne.
Et très souvent, c’est elle que les journalistes veulent entendre.
ACCCÉDER À UNE MATIÈRE BRUTE
Ce qui frappe toujours en atelier, c’est la richesse des échanges. Les questions sont directes, parfois naïves, souvent très justes.
Et elles permettent d’accéder à quelque chose de précieux : la réalité du terrain.
Des projets encore en construction. Des intuitions. Des doutes. Des angles auxquels on n’aurait pas pensé.
REMETTRE UN PEU DE RÉALITÉ DANS LES FANTASMES MÉDIATIQUES
Soyons honnêtes : beaucoup de porteurs de projets ont une vision (très) optimiste des retombées presse.
Et c’est normal. Les médias font rêver.
L’atelier permet justement de remettre un peu de cadre, sans casser l’élan.
Expliquer pourquoi un sujet, pourtant “génial”, ne sera pas repris.
Montrer ce qui fait vraiment la différence.
Partager les coulisses, les contraintes, les arbitrages.
Ce n’est pas toujours confortable à entendre. Mais c’est extrêmement utile.
Et, paradoxalement, ça renforce la crédibilité.
TRANSMETRE... ET CONTINUER À APPRENDRE
On pourrait croire qu’après vingt ans de métier, on vient en atelier pour “donner”.
En réalité, on vient aussi beaucoup pour recevoir.
De l’énergie, déjà. Parce que ces porteurs de projets sont souvent à un moment charnière, avec une envie et une fraîcheur communicatives.
Mais aussi des signaux faibles. Des tendances émergentes. Des façons de penser différentes.
C’est un excellent moyen de ne pas rester enfermé dans ses réflexes professionnels.
UN LEVIER SOUS-ESTIMÉ... ET POURTANT REDEOUTABLE
Animer des ateliers, ce n’est pas juste “faire de la pédagogie”.
C’est créer du lien, asseoir son expertise, affiner sa compréhension des enjeux clients…
C'est le plaisir d’échanger, de confronter des idées, de voir des déclics se produire.
Et dans un métier où l’on passe beaucoup de temps à convaincre à distance, par mail, par téléphone, par dossier... ça n’a rien d’anecdotique.
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