26/09/2024
Ah, les relations presse… cet art subtil où l’on jongle avec les attentes, les timings et parfois, les petits grains de sable dans la machine.
Que ce soit du côté client ou du côté journaliste, on pourrait parfois écrire un roman sur les quiproquos. Mais plutôt qu’un drame, faisons-en une petite comédie !
Je vous embarque aujourd’hui, dans un petit billet d’humeur sur les RP et les petites frustrations qu’elles peuvent parfois engendrer ;)
Côté client
Commençons avec nos clients adorés, qui nous réservent parfois de belles surprises. Vous savez, ce moment magique où un client décide de faire des RP juste pour un lancement, comme on organise un anniversaire surprise. On est tout excités, on met le paquet, on alerte les médias locaux, tout le monde est sur le pont… et puis ? Plus rien. Rideau. Silence radio. Le client a disparu dans les nuages, laissant derrière lui une attachée de presse qui rêvait déjà de construire une belle relation durable. C’est un peu comme si on plantait une graine, on la regarde pousser un jour, et puis hop, on oublie d’arroser. Dommage pour la belle plante !
Il y a aussi les annonceurs qui préfèrent miser sur des articles sponsorisés plutôt que sur de vraies relations presse. Comme si on troquait une longue amitié contre un café vite fait au coin de la rue. Pourquoi créer du lien, quand on peut payer pour être vu tout de suite ? C’est un choix, certes, mais on ne pourra jamais remplacer l’authenticité des vraies relations médiatiques par quelques euros jetés dans une page de pub.
Enfin, il y a les « last minute ». Ceux qui appellent à 18h un vendredi pour annoncer une grande ouverture le lundi matin. On imagine presque la scène : "Oh tiens, j’ai oublié de prévenir mon attachée de presse, ce serait bien qu’il y ait des journalistes lundi pour couper le ruban rouge, non ?" Alors là, c’est parti pour une mission commando : on sort les téléphones, les mails, la cape de super-héros, et on espère que d’ici lundi, les journalistes auront fait un saut dans leur DeLorean pour tout couvrir. Spoiler : ça ne marche pas à tous les coups.
Côté journaliste
Ils sont surchargés et iles font de leur de leur mieux, mais parfois, c’est un peu sportif pour nous aussi. Prenons un exemple classique : l’appel de la dernière minute. "Bonjour, je boucle mon article à 18h et il est 16h30, vous pouvez me trouver un porte-parole, une photo, et peut-être un petit miracle avec ça ?". Et là, c’est parti pour une course contre la montre. On active tous les réseaux, on tente d’organiser un rendez-vous express avec le client, et on prie secrètement pour qu’aucun couac ne vienne tout gâcher. Mais bon, avec un peu de chance (et beaucoup de café), on y arrive. Et au fond, on adore ce côté adrénaline !
Et d’un autre coté, certains journalistes prennent leur temps… beaucoup de temps. On a tous cette histoire d’un mail envoyé un jour de printemps… auquel on reçoit une réponse juste avant Noël. Oui, oui, quatre mois plus tard :) (histoire vraie et vécue :)) On pourrait croire qu’ils ont fait le tour du monde ou qu’ils ont médité sur la question. Mais finalement, quand la réponse arrive, on se dit que c’était presque une lettre d’amour attendue avec impatience. Mais un bel article reste un bel article, même 4 mois plus tard.
Enfin, il y a ceux qui… ne répondent jamais. On organise un événement, on envoie une belle invitation, on s’assure que tout est parfait, on attend un signe… et puis rien. Nada. Pas un petit mot. Alors on se dit que peut-être, l’email s’est perdu dans un vortex spatio-temporel, ou que notre invitation était tellement parfaite qu’elle les a laissés sans voix. On positive !
Un tango à trois temps
Voilà, les relations presse, c’est un peu comme une danse (parfois sur des œufs, mais avec élégance). C’est vrai, il y a des moments où tout semble aller de travers, où les timings ne coïncident jamais, et où on se sent un peu funambule. Mais c’est aussi ce qui fait le charme de notre métier ! Entre les imprévus, les fous rires et les petites frustrations, on finit toujours par retomber sur nos pieds. Parce qu’au fond, ce qu’on aime dans les RP, c’est ce mélange d’humain, de spontanéité et de magie. Alors même si ça ne se passe pas toujours comme prévu, on est toujours prêts à recommencer, avec le sourire (et beaucoup d’autodérision