relations presse

Petite infographie destinée à montrer à quel point le métier d'attaché(e) de presse a changé ;)



La veille média ou veille presse, est un dispositif de surveillance qui permet d’être informé de sa présence dans les médias. Il existe donc des organismes qui veillent les différents supports médiatiques (presse écrite, blogs, webzines, radio, télé..) et vous informent dès qu’il est fait mention de votre entreprise.

Pourquoi faut-il mettre en place une veille presse ? Quels avantages ?
C’est très simple, il s’agit du seul moyen d’être certain de récupérer TOUTES les retombées presse obtenues, fruit du travail bien accompli de votre attachée de presse. C’est le meilleur moyen pour mesurer le travail réalisé en relations presse et l’efficacité de la campagne mise en place.
Sans cet organisme, la veille ne peut se faire que de manière « artisanale », en achetant et feuilletant chaque magazine, un à un, en regardant les différents replays des émissions télé ou écoutant les podcats des émissions de radio… Vous le comprendrez, c’est une perte de temps indéniable pour l’entreprise et son attachée de presse mais c’est aussi un risque très important de passer à coté d’une retombée presse.
Vous me direz, « l’attachée de presse n’a qu’à demander au journaliste la date prévue de parution ». Et bien non, sachez que ce n’est pas si simple. D’abord, le journaliste n’a aucune obligation de nous dire quand l’article paraîtra, et parfois, la parution dépend de plusieurs facteurs comme par exemple une actualité prioritaire qui passerait avant votre article… De plus, il arrive aussi souvent que le journaliste lui-même ne sache pas quand est prévue la parution de son article. En effet, son rédacteur en chef lui commande un article, le journaliste le rédige et le rend à son rédac chef sans savoir à quelle date précisément il sera diffusé. Et puis surtout, il arrive souvent que le journaliste écrive un article sans nous prévenir et dans ce cas, sans ce type d’organisme, nous avons toutes les chances de ne jamais connaître l’existence de cette retombée presse.
Autre intérêt de cette veille, les organismes ont des accords avec les principaux groupes de presse et reçoivent les magazines avant leur parution en kiosque. Cet avantage permet d’avoir une grande réactivité et de connaître rapidement la teneur de l’article obtenu. Cela permet aussi une plus grande réactivité en cas d’article erroné pour demander un erratum.
Enfin, ces organismes vous permettent de réaliser une veille efficace de vos concurrents. En effet, en plus de votre entreprise, il vous est tout à fait possible de veiller vos concurrents. Vous saurez ainsi leur actualité, comment ils sont perçus dans la presse et encore bien d’autres choses…

Quels organismes ?
Il n’existe pas tant d’organismes que ça… En gros, il y a les deux principaux qui sont l’argus de la presse et Kantar Media. Ce sont deux mastodontes installés depuis des années et qui font très bien leur travail. Après, il existe d’autres organismes plus petit et beaucoup moins complets.
Attention, sont disponibles des outils gratuits tels que google alertes mais ils restent très aléatoires et ne veillent qu’une petite partie des médias.

A quel prix ?
Les tarifs sont toujours un peu nébuleux… Quand un client me demande combien cela va coûter, il est compliqué de donner un prix fixe, la faute au système de pondération utilisé par les organismes. Il y a un tarif de base qui débute à 96€ pour 3 mois de veille et pouvant aller jusque 1 390€ pour un an de veille tous supports. Ensuite vient le tarif variable. A chaque retombée presse est attribuée un nombre d’unités qui varie en fonction du type de magazine (par exemple, un magazine professionnel vaut 2 unités tandis qu’un magazine grand public n’en vaut qu’une et il existe encore bien d’autres facteurs qui définissent la pondération des unités). Mais généralement, les organismes proposent des forfaits démarrant à 269€ pour 100 unités. A cela, il faut ajouter des droits d’auteurs et de diffusion qui tournent autour de 40€ pour 100 unités.
Au final, pour une veille de 3 mois tous supports, il faut compter environ 400€.

Ce qu’il faut donc retenir de la veille presse c’est qu’il s’agit d’une prestation indispensable permettant de veiller sa réputation dans les médias ainsi que celle de ses concurrents et qu’il s’agit de l’unique moyen d’être certain de ne manquer aucune retombée presse.


Selon l’Insee, 24% des entreprises sont basées en île de France, ce qui implique donc que les 76% restantes sont localisées sur le reste du territoire français.
Lorsque l’on est une entreprise basée en province et que l’on souhaite faire des relations presse au niveau national, il est plus que recommandé dans un premier temps, de réaliser une campagne de relations presse auprès des différents médias locaux.

Des médias plus réceptifs
Bien que très sollicités, les médias locaux le sont tout de même moins que leurs confrères nationaux. Que ce soit la PQR ou encore les radios et chaines de télévisions locales, ces médias ont majoritairement des parutions ou diffusions quotidiennes, ils sont donc à la recherche constante de sujets pertinents pour pouvoir chaque jour informer leur lecteurs et auditeurs. Ces médias sont donc plus réceptifs et attentifs aux communiqués de presse émanant d’une entreprise locale.
De plus, que ce soit pour annoncer un événement ou présenter les produits et services d’une entreprise locale, ces médias sont très enclins à mettre en avant ces initiatives mises en place dans leur région ou département.

Des retombées presse de qualité
Pour la majorité d’entre eux, les médias locaux prennent le temps de réaliser des interviews, d’approfondir les sujets qu’ils traitent. Les articles sont donc plus souvent des articles de fond, des demi-pages ou des pleines pages plutôt qu’une simple brève. De plus, les articles écrits, sont pour la plupart accompagnés d’un visuel, ce qui permet plus de visibilité à l’entreprise.
Concernant les radios et télés, contrairement aux médias nationaux qui traitent d’un sujet général et citent l’entreprise en question, les médias locaux, eux, n’hésite pas à consacrer un reportage entier sur l’entreprise elle-même. Les vidéos et podcats qui en résultent sont donc plus conséquents et qualitatifs.

Une crédibilité renforcée
Comme n’importe quelle personne, quand un journaliste souhaite en savoir plus sur une entreprise, il la « googlise » (si si, ca se conjugue). Bref, vous l’aurez compris, le 1er réflexe du journaliste est d’effectuer une veille de l’entreprise sur les moteurs de recherche.
Si cette dernière a, dans une premier temps, réalisé une campagne locale, des articles seront inévitablement sur Internet. Cette présence dans les médias locaux offre donc à l’entreprise une crédibilité renforcée aux yeux des journalistes des grandes rédactions nationales et une plus grande légitimité pour communiquer auprès de ces médias.

En conclusion lorsque une entreprise implantée en région souhaite mettre en place une campagne nationale, il est préférable de créer une campagne en deux phases avec, dans une premier temps, des relations presse au niveau local puis, dans un second temps, au niveau national. En effet, en plus d’articles qualitatifs et plus nombreux, cette stratégie permet également de susciter davantage l’intérêt des journalistes des rédactions nationales.


Il n’est plus nécessaire de faire l’apologie des relations presse et de ses nombreux avantages. Que l’on soit une grande multinationale ou une jeune TPE qui se lance, les RP sont essentielles. Mais tandis que pour les entreprises de grandes tailles, toutes se doivent de faire appel aux relations presse, ne serait-ce que pour informer les médias d’une nouveauté les concernant ou gérer une communication de crise; toutes les jeunes entreprises, quant à elle, ne peuvent prétendre aux relations presse.
Cela peut paraître paradoxal et je peux donner l’impression de me tirer une balle dans le pied mais pour faire des relations presse, il faut avoir des choses à dire, mais des choses qui potentiellement peuvent intéresser les journalistes.
C’est ça que j’appelle le potentiel médiatique.

Pour mieux comprendre l’importance du potentiel médiatique, mettons-nous à la place du journaliste
Quelque soit son support ou sa rubrique, le journaliste, lorsqu’il rédige un article, le fait dans un seul but : apporter à son lecteur une information nouvelle qui va le concerner, l’intéresser. Le journaliste traitera donc uniquement les sujets qui vont interpeller et susciter l’intérêt de son auditoire.
Vous pouvez avoir la meilleure attachée de presse du monde, si le sujet n’intéresse pas les journalistes, s’il n’a pas de potentiel médiatique, elle aura beau tout mettre en œuvre pour tenter d’obtenir des retombées presse, elle ne pourra y arriver…

Prenons un exemple concret :
Une jeune entreprise se lance, elle souhaite faire appel aux relations presse pour se faire connaître et se rendre visible auprès de ses différentes cibles. MAIS, le concept de son entreprise existe déjà, ce n’est donc pas une nouveauté, et elle n’a pas d’élément(s) différenciant(s), quel qu’il soit, par rapport à ses concurrents. Et bien cette entreprise n’a aucun intérêt à faire des relations presse. En effet, si j’appelle le journaliste pour lui parler de cette dernière, il va me demander en quoi c’est une information intéressante pour lui ? Il me demandera s’il s’agit d’un concept novateur ? La réponse sera non, il me demandera alors pourquoi il parlerait de l’entreprise, est-ce qu’elle se démarque de ses concurrents ? Est-ce qu’elle apporte un service différent à ses clients ? Là encore, la réponse sera non. Et le journaliste m’en voudra alors de lui avoir fait perdre son temps et la jeune entreprise m’en voudra de lui avoir fait perdre son argent.

Vous l’aurez donc compris, avant de se lancer dans les relations presse, il faut se poser les bonnes questions et savoir identifier le potentiel médiatique de son entreprise.
Mais si vous êtes une jeune entreprise qui se lance, ne le faîte pas seul ! L’œil avisé et expert d’une attachée de presse vous aidera à identifier le potentiel de votre entreprise. Elle pourra trouver un angle auquel vous n’avez pas pensé mais qui pourtant interpellera les journalistes !


Bien que complémentaires, ces 2 moyens de communication restent fondamentalement différents. Je tiens, par ailleurs, à préciser que cet article n’a pas pour vocation de décrédibiliser la publicité mais ici, elle sert juste de point de comparaison pour mieux expliquer les relations presse et ses avantages.

Avant tout, rappelons les définitions de ces 2 techniques de communication.
Définition des relations presse : Ensemble de techniques de communication hors-médias consistant à utiliser la presse comme relais d’information, sans y acheter l’espace. À vrai dire, on devrait parler de relations médias car on fait la même chose avec la télévision, la radio ou les blogs. (source : Mercator – Publicitor)
Définition de la publicité : Communication de masse faite pour le compte d’un émetteur clairement identifié qui paie des médias (presse, TV, radio, affichage, Internet, cinéma) pour insérer ses messages promotionnels dans des espaces distincts du contenu rédactionnel et les diffuser ainsi aux audiences des médias retenus. (source : Mercator – Publicitor)

Les relations presse permettent une communication peu onéreuse par rapport à la publicité. En effet, à tarif équivalent vous auriez une parution dans un seul support tandis qu’avec les relations presse, vous aurez des parutions dans de nombreux médias. Au delà du tarif avantageux, les relations presse permettent une crédibilité renforcée. Effectivement, quand vous feuilletez un magazine, vous aurez plus tendance à croire un article rédigé par un journaliste plutôt qu’un encart publicitaire. Et toujours avec ce même principe, le lecteur va accorder beaucoup plus d’importance et d’attention à un article qu’à une publicité. Les relations presse permettent également un ciblage plus précis. Si, par exemple votre cible sont les seniors, vous pourrez avec les RP viser les médias qui s’adressent directement à eux, que ce soit en TV, radio ou presse écrite tandis que si vous vous lancer dans une campagne d’affichage, vous serez moins certain d’atteindre votre cible. Enfin, les relations presse créent une relation de confiance avec votre cible et les journalistes. En effet dans le cadre d’un article positif, une relation de confiance et d’adhésion va se créer avec votre cible, car vos propos auront le crédit du journaliste. Et de plus, grâce à cette relation créée avec les journalistes, il sera plus facile de gérer votre image dans les médias, notamment en cas de communication de crise.

Mais attention, les relations presse malgré leurs nombreux avantages, ont, comme toute communication, des points de vigilance sur lesquels il faut faire attention. Par exemple, on ne peut maîtriser les propos d’un journaliste. Si ce dernier émet quelques réserves et doutes, il pourrait rédiger un article qui s’avérerait être mélioratif ou péjoratif. Et, liberté de la presse oblige, il ne sera pas possible de le faire modifier. Il peut aussi exister un risque d’erreur dans l’article mais dans ce cas, il suffit de demander un erratum. Enfin, il faut savoir que votre entreprise pourrait également être comparée à vos concurrents, effectivement, les articles comparatifs sur les produits et services sont monnaie courante. Pour terminer, dans le cadre d’une campagne de relations presse, les dates de publications ne sont pas maîtrisables. Notamment pour les supports à long délai de parution (mensuels, trimestriels…), c’est derniers bouclent parfois 2 à 3 mois avant parution.

En conclusion, les relations presse sont un excellent moyen de communiquer, peu onéreux et pourtant très efficace. Mais une bonne campagne de publicité, inventive et bien ciblée, peut également vous permettre d’atteindre vos objectifs !


Avant tout, quelle différence entre un communiqué de presse et un dossier de presse ?
C’est très simple, le communiqué tient sur une page, voire deux maximum, et explique succinctement et clairement une information donnée tandis que le dossier de presse, plus complet, est un document de quelques pages qui traite de manière approfondie d’un ou plusieurs sujets.
Ci-dessous quelques clés pour un dossier de presse réussi.

Le dossier de presse doit être clair et pratique
Il faut savoir que le journaliste est une personne ultra sollicitée qui n’a que peu de temps à accorder aux diverses informations qu’il reçoit. Il est donc plus que nécessaire de lui faciliter le travail. Voila pourquoi, il est primordial d’avoir un dossier de presse clair où chaque paragraphe est bien défini et où chaque titre exprime clairement le contenu de son paragraphe. En effet, il faut préférer des titres explicites et rapidement compréhensibles plutôt que des titres « pompeux » et bourrés de superlatifs qui ne ferait que brouiller la compréhension du message. Par ailleurs, n’oubliez pas de créer un sommaire qui permettra au journaliste de directement aller à la partie qui l’intéresse et le concerne. Plus le dossier de presse est conséquent, plus le sommaire sera utile.

Le dossier de presse doit être esthétique… mais pas trop quand même
Cela peut paraître évident mais plus un document attire l’oeil, plus il a de chance d’être lu. Le dossier de presse ne doit donc pas être un document Word, écrit en Times New Roman, où les paragraphes se suivent et se ressemblent. Il faut un dossier de presse coloré, avec une mise en page attractive, claire, où l’accent sera mis sur certaines informations et où de beaux visuels et graphiques viendront étayer les propos du dossier. Mais, ATTENTION, le dossier de presse ne peut pas être trop « publicitaire ». Il doit être un savant dosage entre un document Word classique et une belle brochure commerciale. En effet, si le dossier de presse ressemble à une publicité, il perdra tout son effet. Le journaliste n’aura pas le sentiment de recevoir un document informatif qui lui est dédié et adressé mais il aura le sentiment d’avoir affaire à une brochure publicitaire. Ce qui l’incitera à mettre le dossier dans sa corbeille sans même le lire…

Le dossier de presse doit être complet
Contrairement au communiqué où l’attachée de presse s’échine à faire tenir ses informations sur une ou deux pages, le dossier de presse, lui, est l’occasion de donner au journaliste un maximum d’information qui pourrait l’intéresser. Dans l’idéal, le dossier de presse doit présenter de façon détaillée l’information qu’il traite. Il peut être constitué d’un édito du DG, de testimoniaux (expérience utilisateur (réussie tant qu’à faire)), de données sur le contexte global du secteur concerné, des chiffres, pourcentages et autres diagrammes (les journalistes en sont très friands), de fiches techniques, d’annexes… Le dossier doit donc être complet et contenir des informations. Par exemple, un dossier de presse qui ne présente que des visuels, diagrammes et autres infographies ne sera pas utile au journaliste qui a besoin de matière, de contenu pour rédiger son article.

Les erreurs à ne pas commettre
Avant tout, VULGARISER le discours. Il faut éviter le jargon et les termes techniques propre à l’entreprise. Le journaliste a beau être cultivé et maîtriser parfaitement son domaine d’activité, il est primordial de lui faciliter la tâche et de rendre le discours de l’entreprise facilement accessible.
Ne pas rédiger pour remplir des blancs. J’ai longuement insisté sur le fait que le dossier de presse doit être le plus complet possible, ce n’est pas pour autant qu’il faut mettre du texte pour mettre du texte. Toutes les informations contenues dans le dossier de presse doivent avoir un réel intérêt pour le journaliste.